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Actualité sur @-lyco

Réseau social = Espace de liberté totale ?

Par FRANCOIS LAZAREFF, publié le lundi 26 octobre 2015 00:21 - Mis à jour le lundi 26 octobre 2015 00:22

Bien que souvent mis en concurrence, les 2 réseaux, ou médias sociaux Facebook et Twitter n’ont pas grand-chose à voir.

 

Facebook a construit sa réputation sur un domaine bien plus personnel que Twitter. Son usage privilégie majoritairement l'usage des échanges privés. C’est pourquoi il ne peut pas être considéré réellement comme un média, mais plutôt comme un simple réseau social. Il reste globalement assez fermé, parfois même autocentré.

 

Twitter est une plateforme d’échanges directement ouverte et tournée vers le net au sens large du terme. C'est un média qui se situe à mi-chemin entre le « chat » (tchat) et le flux RSS d’un blog ou d’un site. Il permet de diffuser des informations et d’y chercher d'autres informations (qui peuvent-être vraies ou fausses). Recoupez ces informations avec d'autres médias et laissez passer les rumeurs qui vont et qui viennent…

 

Dans tous les cas vous restez responsables des propos que vous diffusez sur ces sites. Quel que soit le réseau social utilisé la règle est la même : vous devez respecter autrui et donc respecter la loi sur internet.

Les lois qui s'appliquent dans la vie quotidienne s'appliquent également sur internet. Le fait d'être mineur ne vous met pas "hors la loi".

La plupart d'entre nous utilise des pseudonymes qui nous permettent d'intervenir sur des forums, commenter des blogs sans avoir à dévoiler notre véritable identité. Cela nous donne l'espace de liberté nécessaire pour nous exprimer. Cette liberté s'exerce avec les mêmes contraintes que dans la vie courante.

 

 

La liberté d'expression a certaines limites. Sont interdits par la loi :

• l’incitation à la haine, au meurtre ou tout appel à la violence. Par exemple, le fait de publier dans un espace public un article qui incite à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une ethnie ou une religion est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. (Article 24 de la loi du 29 juillet 1881)

• la calomnie : c’est à dire toute critique injustifiée dans le but de nuire à l’honneur ou à la réputation d’une personne. La dénonciation calomnieuse de faits qui sont de nature à entrainer des sanctions administratives, judiciaires ou disciplinaires est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. (Article 226-10 du code pénal)

• les propos diffamatoires : c'est-à-dire « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé ». (Article 29 alinéa 1 de la loi du 29 juillet 1881)

• les propos injurieux : c'est-à-dire « Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective » (Article 29 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881)